Ce n’est peut-être pas votre idée mais vous êtes concerné !

de | 23 juin 2017

Réunion sportiveCe billet est le troisième et dernier volet sur la mécanique de l’anxiété sociale. Les deux autres étaient la peur du regard des autres et la peur du jugement des autres. Cette 3ème peur est probablement la plus répandue des trois. Et c’est aussi la plus méconnue. Il s’agit de la peur de la confrontation.

Vous verrez plus loin que vous aussi, vous mettez en place une stratégie pour éviter certaines interactions sociales qui vous paraissent risquées. Et sans en avoir toujours conscience.

Pour commencer, la peur de la confrontation repose sur la mémoire des expériences sociales. C’est ce que nous allons voir tout de suite.

La mémoire des expériences sociales et l’anticipation orientée

Certaines interactions sociales se sont mal passées selon nos critères personnels. On les enregistre comme étant des mauvais moments, plus ou moins pénibles et difficiles à supporter.

A partir de là, quant une occasion d’interaction sociale se présente, on va lui associer très rapidement, et souvent inconsciemment, des caractéristiques de ressemblance à des moments passés. Si ce moment passé a été désagréable, on va considérer que cette nouvelle occasion sociale le sera aussi. C’est ce que nous avons appelé par ailleurs la double évaluation sociale dans la peur du jugement des autres.

Étant très rapide, cette association n’est pas forcément pertinente. Surtout de la part de quelqu’un qui a tendance à exagérer le risque social. Risque de revivre une interaction sociale plus ou moins douloureuse.

Comme cette nouvelle occasion sociale ressemble à une mauvaise expérience alors on va chercher à diminuer ce risque.

Mais comment ? Par peur de la confrontation on va mettre en place une stratégie, détaillée dans le paragraphe suivant.

Les stratégies pour réduire le risque social

Pour éviter de revivre une interaction sociale désagréable on met en place une des deux stratégies suivantes :

  • Soit on évite purement et simplement la situation sociale en cause.
  • Soit on accepte tant bien que mal d’y être confronté, mais en évitant de se faire remarquer.

L’évitement

L’évitement consiste à tout faire pour ne pas être confronté à cette situation sociale. En effet il peut s’agir de prétexte comme « A quoi bon y aller ? » ou « Je risque de m’ennuyer » ou encore « je ne connais personne ».

Ou c’est une mécanique inconsciente qui nous fait esquiver cette situation sans même qu’on s’en rende compte. Et comme elle est inconsciente la plupart des gens ne s’en rendent pas compte. Ce comportement d’évitement est très répandu. Vous êtes certainement concerné par ce comportement dans quelques cas très précis.

L’évitement est pratiqué systématiquement par la personnalité évitante, une anxiété sociale sévère. En effet les personnalités évitantes évitent systématiquement les interactions sociales en toute circonstance.

A coté de cette stratégie drastique d’évitement, on peut aussi réduire le risque par l’inhibition. Et c’est ce que nous allons voir tout de suite.

L’inhibition

Ici on accepte de se confronter à la rencontre. Mais sans se faire remarquer. Ainsi on se met dans un coin, à l’abri des regards le plus possible. Et on ne parle que si on est obligé de le faire. Surtout ne pas prendre d’initiative.

Cette stratégie est pratiquée régulièrement par les timides, qui la préfèrent à l’évitement.

En dehors de ces stratégies, un autre élément entretient la peur de la confrontation. C’est le bilan négatif des interactions, que nous allons voir tout de suite.

Le bilan excessif des interactions

Quand une interaction ne se passe pas comme on le voudrait, on a tendance à exagérer son coté négatif. Éventuellement à voir dans la réaction de son interlocuteur de la moquerie ou du mépris alors qu’il n’y en a pas. Ou à exagérer sa réaction désagréable quand elle existe.

Cette tendance va nourrir la mémoire des expériences négatives. Et renforcer encore davantage l’anticipation orientée dont on a parlé au début.

Cette peur de la confrontation est le troisième et dernier composant de l’anxiété sociale, autrement dit la peur des autres. Il est possible de se délivrer de cette peur. C’est ce que vous allez voir maintenant.

Comment se délivrer de la peur de la confrontation ?

Nous vous proposons une méthode prouvée d’un ex-timide qui permet de se délivrer de cette peur de la confrontation, c’est à dire de la peur des autres. En effet ce système comporte cinq modules, dont l’un est centré spécialement sur la peur des autres. Pour en savoir plus cliquez ici. Cette méthode contient un autre module qui améliore la confiance soi et vous intéressera aussi.

 

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Une réflexion au sujet de « Ce n’est peut-être pas votre idée mais vous êtes concerné ! »

  1. Ping : Vous êtes toujours à l'aise avec les autres ? Ce test des 45 signes va vous étonner...

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