Pourquoi vous n’osez pas prendre la parole dans certaines situations sociales

de | 21 mars 2017

Prendre la paroleOser prendre la parole dans certaines situations sociales est comparable à un exploit pour un timide. Pourtant on peut être à l’aise avec sa famille ou ses amis. Mais dans d’autres contextes inconfortables, ça devient « mission impossible ».

Plus loin nous verrons qu’il est possible de se débarrasser de cet inconfort et ainsi réaliser toutes ces missions. Pour l’instant voyons les troubles émotionnels d’un timide au moment critique.

Les troubles émotionnels au moment de prendre la parole

Quand on est timide on n’ose pas prendre la parole dans certaines ou toutes les situations sociales. En effet on voudrait dire quelque chose mais on ne peut pas.

Ainsi pour un timide la communication interpersonnelle est un problème, et ce n’est pas une question de technique de communication.

Les sensations physiques désagréables se pointent dès que l’envie de parler nous prend.

  • Par exemple on sent un nœud dans l’estomac
  • on a la gorge sèche
  • on se met à suer du front
  • ou encore on a chaud tout d’un coup.

De même les émotions négatives paralysantes peuvent aussi faire leur apparition.

  • Par exemple on a peur de ne pas s’exprimer clairement
  • Ou d’entrer en contradiction avec le point de vue d’une personne
  • Ou encore de ne pas être validé dans notre point de vue.

Même quand il n’y a pas d’enjeu particulier ni de personne agressive autour de soi, ces sensations physiques désagréables et ces émotions négatives paralysantes apparaissent. Et elles bloquent notre envie de prendre la parole.

De plus on a beau essayer de se raisonner, rien à faire. Ces parasites continuent de nous bloquer.
En effet la raison n’a rien à voir là dedans. Il ne s’agit que d’émotions. Ici les émotions et les sensations dominent totalement la raison. C’est ce que la plupart des gens n’arrivent pas à comprendre.

Donc l’enjeu est de savoir d’où viennent ces sensations physiques désagréables et ces émotions négatives paralysantes. Elles ont toujours une raison d’être, cachée, inconsciente. C’est ce que nous allons voir maintenant.

La peur du jugement des autres

La peur est en général une émotion très utile et efficace puisqu’elle a permis à notre espèce de traverser 5 millions d’années d’évolution, de dangers et de prédations. Et la difficulté ici est de savoir d’où elle vient.

On a d’abord la peur de l’évaluation. On craint que l’évaluation des autres soit mauvaise. Et on redoute leurs moqueries et leur mépris, leurs remarques blessantes.

Ensuite il y a trois autres peurs du jugement des autres : sous-estimer, surévaluer et appréhender. Pour découvrir ces trois peurs décrites dans un autre article, cliquez ici : la peur des autres.

A coté de cette peur des autres multi-facettes, avec les mauvaises expériences sociales répétées, on doute de plus en plus de ses capacités à communiquer correctement dans certaines situations sociales. Et on accumule dans sa mémoire des pensées négatives sur soi. Ce sont les croyances limitantes : voyons en quoi elles consistent.

Les croyances limitantes en action

Les croyances sont un ensemble de règles personnelles rigides qui déterminent la vision du monde de la personne. Et elles sont limitantes quand elles limitent ses capacités d’action et de réflexion.

Quelques exemples de croyances limitantes :

  • j’ai du mal à m’exprimer clairement
  • j’articule mal
  • je ne parle pas assez fort
  • je n’aime pas discuter
  • animer une conversation, ça n’est pas pour moi
  • je n’ai pas de conversation
  • je ne suis pas convaincant
  • etc

Ainsi ces croyances limitantes déterminent notre comportement futur dans une situation sociale analogue. Et la boucle du blocage est bouclée :

  1. j’ai peur de prendre la parole dans certaines situations, manifestée par les émotions et sensations désagréables vues plus haut
  2. et quand je prend le risque de parler, parfois ça se passe mal pour moi
  3. alors j’accumule avec le temps des expériences négatives
  4. et ces mauvaises expériences créent et nourrissent des croyances limitantes sur mes capacités à m’exprimer correctement dans certaines situations sociales
  5. enfin ces croyances limitantes entretiennent la peur de prendre la parole
  6. retour au point 1 et on recommence la boucle indéfiniment !

Cette boucle négative ressemble à une prison éternelle. Et ces croyances limitantes paraissent d’autant plus solides qu’elles finissent par être ancrées dans l’inconscient. Ce sont devenu des évidences qu’il paraît inconcevable de remettre en cause, comme l’arithmétique.

Et pourtant c’est faisable. Il est possible d’améliorer nettement sa communication interpersonnelle en agissant sur les croyances limitantes, comme nous allons le voir.

Briser la boucle infernale

En effet il est possible d’agir sur cette boucle négative qui semble pourtant verrouillée pour toujours. Il est possible d’effacer ces croyances limitantes, de les remplacer. Si voulez savoir comment, cliquez ici : améliorer sa communication interpersonnelle.

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