Seuls les sans vergognes s’en moquent !

de | 30 mai 2017

Le marteau du jugement des autresC’est une composante de l’anxiété sociale. Elle se situe entre la peur du regard des autres et la peur de la confrontation. Surtout c’est la part la plus psychologique de la peur des autres. En effet les sans vergognes s’en moquent. Avez-vous deviné de quoi il s’agit ? C’est la peur du jugement des autres qui a 4 composantes que nous allons voir dans cet article.

Au préalable nous avons vu que la peur des autres a des racines instinctives dans ce billet : la peur du regard des autres.

Ensuite nous commençons par l’origine de la peur du jugement des autres la plus répandue : la peur de l’évaluation.

L’anxiété d’évaluation dans le jugement des autres

L’anxiété d’évaluation c’est à la fois redouter d’être jugé et craindre que ce jugement des autres nous soit défavorable. C’est la composante la plus présente chez le timide.

Mais toutes les anxiétés d’évaluation ne sont pas des anxiétés sociales. Par exemple passer un examen scolaire ou participer à une compétition sportive.
En revanche les anxiétés sociales sont très souvent des anxiétés d’évaluation, à travers le regard d’autrui.

Ainsi le timide a tendance à surévaluer l’acuité du regard des autres et exagérer la sévérité du jugement associé. En effet le regard d’autrui est censé sonder les moindres pensées et faiblesses du timide. Par exemple marcher sur la plage deviendra un concours de beauté corporelle. Ou bavarder avec son voisin de table sera un examen du niveau intellectuel.

C’est pourquoi un timide a plus de mal à se révéler aux autres qu’une personne sans anxiété sociale particulière.

Cette anxiété d’évaluation n’existe pas toute seule. En effet elle est corrélée à la croyance d’une faiblesse personnelle. Et ce ce que nous allons voir tout de suite avec la double évaluation sociale.

La double évaluation sociale

La double évaluation sociale est la deuxième origine de la peur du jugement des autres. Les timides considèrent toute situation sociale comme stressante. Ils font une double évaluation déformée :

  • d’abord une évaluation de la situation : le degré d’exigence qu’elle présente, les éventuels éléments menaçants ou incontrôlables
  • ensuite une évaluation de ses capacités à faire face à cette situation plus ou moins stressante.

Les timides déforment cette double évaluation. D’abord parce qu’ils exagèrent les risques de la situation. Ensuite parce qu’ils rabaissent a priori leur capacité à y faire face.

La troisième origine de la peur du jugement des autres vient de l’image de soi, ce que nous allons voir maintenant dans le paragraphe suivant.

Le modèle de l’image de soi

Dans ce modèle de l’image de soi l’anxiété sociale est créée par la personne qui souhaite faire bonne impression tout en redoutant de ne pas y parvenir.

D’abord l’impression favorable que l’anxieux social souhaite faire aux autres s’applique à tous les registres sociaux possibles. Par exemple la culture, les compétences professionnelles, capacités intellectuelles, origines sociales, etc. Et cela témoigne du très fort besoin de reconnaissance et d’approbation de la part d’autrui chez l’anxieux social. Car il a souvent le plus grand mal à se gratifier lui-même.

Ensuite la peur de ne pas y parvenir vient d’une vision trop élevée des critères à remplir pour être performant. Il est fréquent que les anxieux sociaux se fixent des objectifs que les non anxieux sociaux ne cherchent pas à atteindre.

De plus, la peur du jugement des autres peut venir de la conscience de lui-même, de ses propres réactions. Comme nous allons le voir maintenant.

Le modèle de la conscience de soi

Le timide redoute avant tout ses propres réactions de désarroi face à son interlocuteur. Il a peur de rougir, d’être déstabilisé, de bafouiller, de se contracter, de trembler, de perdre ses mots, de transpirer, de sentir un malaise interne, etc. Il a tellement peur de ça qu’il va davantage s’observer et guetter l’apparition de ces symptômes. Au lieu de se concentrer sur l’interaction sociale en cours.

Vue sous cet angle l’anxiété sociale se caractériserait par une trop grande focalisation sur soi, empêchant précisément la fluidité et la réussite de l’échange. Se scruter en permanence empêche de rentrer dans un échange et augmente son sentiment d’incapacité. Tout en attirant l’attention de l’autre sur son malaise !

 

Entre parenthèses une surprise apparaît en se plaçant du point de vue de la personne en face du timide : juger l’autre c’est porter un jugement sur soi !

Enfin pour surmonter la peur du jugement des autres et la peur des autres en général, nous vous proposons une solution très efficace.

La méthode d’un ex-timide

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3 réactions sur “Seuls les sans vergognes s’en moquent !

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  2. Ping : La vérité incroyable pour relativiser le jugement des autres

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